Une statue du Capitaine Dreyfus sur la place devant la Cour de cassation
120 ans après l’arrêt de la Cour de cassation qui mit fin à l’affaire en reconnaissant totalement l’innocence du capitaine, la cérémonie s’est tenue en présence du chef de l’Etat et d’une importante délégation de militaires, notamment le chef d’état-major des armées.
Accusé à tort d’espionnage et condamné à la prison à perpétuité par le conseil de guerre, le 19 décembre 1894, après un procès à huis clos, le capitaine Alfred Dreyfus (1859-1935) a dû son salut à la mobilisation de sa famille et d'intellectuels (ZOLA), qui permirent peu à peu de révéler au grand jour les incohérences de l’enquête et l’absence de preuves contre lui.
Par la violence des affrontements qui la marquèrent, et le déchaînement d’antisémitisme qu’elle libéra, l’affaire Dreyfus est un point de bascule dans l’histoire de la République.
C’est à ceux qui ont permis que la justice triomphe, les dreyfusards, « compagnons d’un combat indissociable pour la vérité et la République », que le chef de l'Etat a consacré son discours.
Ces gens, convaincus que « l’injustice commise contre un seul d’entre nous est une injustice commise contre nous tous », ont, par leur mobilisation, légué une « mystique » qu’il faut « préserver et entretenir », car elle est au cœur du pacte républicain.